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Cognition-émotionsConduite d'élevage et relations humain-animalTravail des animaux

Horses Prefer Their Rider: A Strange Situation Test Adaptation Shows Behavioural Evidence for Partner-Specific Bonding

Type de document : article scientifique disponible avant publication dans Journal of Equine Veterinary Science le 17/03/2026

Auteurs : B.A. Kovács, J. Topál, A. Gergely

Résumé en français (traduction) : Les chevaux préfèrent leur cavalier : une adaptation du test de situation étrange apporte des preuves comportementales d’un lien spécifique au partenaire.
Contexte : La relation entre les chevaux et les humains est souvent décrite comme coopérative et affective, mais les études empiriques sur le lien entre le cheval et son cavalier restent rares. Les résultats antérieurs sur les relations cheval-humain ont donné lieu à des conclusions contradictoires quant à savoir si et comment les chevaux manifestent un comportement de type « lien affectif » envers leurs propriétaires. Objectifs : Nous avons cherché à déterminer si les chevaux manifestaient une approche et une proximité spécifiques envers leur cavalier principal par rapport à un expérimentateur inconnu dans le cadre d’un test de la situation étrange adapté, et si la présence du cavalier était associée à des schémas comportementaux indiquant des effets de refuge et de base sécurisante. Méthode : Trente couples cheval-cavalier ont participé à un test comportemental mené dans un manège couvert, comprenant plusieurs phases : rappel par le propriétaire/l’expérimentateur, séparation du cavalier et de l’expérimentateur, retrouvailles avec le cavalier/l’expérimentateur, et exposition à un objet potentiellement effrayant afin d’examiner l’effet de base sécurisante. Nous avons comparé les comportements sociaux des chevaux (c’est-à-dire la proximité, l’approche, le regard, etc.) envers leurs cavaliers par rapport à l’expérimentateur inconnu, ainsi que leurs signaux liés au stress (crottin, vocalisation) au cours de ces épisodes. Résultats : Nous avons constaté que les chevaux s’approchaient de leur cavalier de manière significativement plus rapide que de l’expérimentateur lors des épisodes de rappel et de retrouvailles, et passaient significativement plus de temps à proximité immédiate du cavalier dans de multiples contextes. Nos résultats indiquent que le regard des chevaux est davantage influencé par le niveau d’interactivité de l’humain que par la familiarité. Cependant, aucune preuve concluante n’est apparue concernant un effet de « refuge » lors de l’exposition au stimulus effrayant. Le sexe du cavalier n’a eu aucun effet sur les comportements sociaux ou liés au stress des chevaux. Conclusions : Ces résultats suggèrent que les chevaux peuvent former des liens spécifiques avec leurs cavaliers, caractérisés par différents comportements sociaux conformes à certains critères de la théorie de l’attachement. L’étude souligne l’importance d’intégrer des composantes socio-émotionnelles dans les analyses des relations entre l’homme et le cheval et met en évidence la pertinence des cadres comparatifs de l’attachement dans la recherche sur le comportement équin.

Résumé en anglais (original) : Background: The relationship between horses and humans is often described as cooperative and affective, yet empirical studies on horse–rider bond remain scarce. Previous findings on horse-human relationships yielded conflicting results on whether and how horses show bonding like behaviour toward their owners. Aims/Objective: We tested whether horses show partner-specific approach and proximity toward their primary rider compared with an unfamiliar experimenter in an adapted Strange Situation Test, and whether the rider’s presence was associated with behavioural patterns indicative of safe haven and secure base effects. Methods: Thirty horse–rider pairs participated in a behavioural test conducted in an indoor riding arena, which included several episodes: recall by owner/experimenter, separation both from rider and experimenter, reunion with rider/experimenter, and exposure to a potentially frightening object in order to examine secure base effect. We compared horses’ social behaviours (i.e. proximity, approach, gazing behaviour, etc.) toward their riders versus the unfamiliar experimenter, as well as their stress-related signals (i.e. manure, vocalization) across these episodes. Results: We found that horses approached their rider significantly faster than the experimenter during recall and reunion episodes and spent significantly more time in close proximity to the rider across multiple contexts. Our findings indicate that horses’ gazing behaviour is influenced more by the human’s level of interactiveness than by familiarity. However, no conclusive evidence emerged for a “safe haven” effect during exposure to the frightening stimulus. Rider sex had no effect on the horses’ social or stress related behaviours. Conclusions: These findings suggest that horses may form specific bonds with their riders, characterized by different social behaviours consistent with certain criteria of attachment theory. The study highlights the importance of incorporating socio-emotional components into analyses of human–horse relationships and underscores the relevance of comparative attachment frameworks in equine behaviour research.

 

Extrait du site de Journal of Equine Veterinary Science