Type de document : article publié dans Food & AgriBusiness
Auteure : Sunita van Es-Sahota
Résumé en français (traduction) : L’utilisation de la technologie de détermination du sexe in ovo continue de se développer rapidement dans le secteur des œufs : selon un nouveau rapport sur la pénétration du marché publié par Innovate Animal Ag, environ 40 % du cheptel de poules pondeuses commerciales de l’Union européenne est désormais issu de cette technologie.
Cela représente une augmentation de 6 points de pourcentage par rapport à 2025 et souligne la tendance croissante à l’abandon de l’abattage des poussins mâles d’un jour. Le rapport estime que, depuis 2021, plus de 281 millions d’embryons mâles ont été identifiés et éliminés avant l’éclosion à l’échelle mondiale, tandis qu’environ 740 millions d’œufs à couver ont été traités à l’aide de systèmes de sexage in ovo au cours des cinq dernières années. L’Europe reste le premier marché, avec une capacité de production dépassant désormais l’équivalent de 100 millions de poussins femelles par an.
La Suisse et la Norvège sont à la pointe de cette transition
Plusieurs pays sont en passe d’adopter pleinement cette technologie. La Suisse a déjà atteint une pénétration du marché estimée entre 85 et 100 %, tandis que la Norvège a dépassé les 50 % et est en bonne voie pour éliminer complètement l’abattage des poussins mâles d’ici 2027.
De nouveaux marchés émergent
En dehors de l’Europe, l’adoption commence à s’accélérer. Les États-Unis comptent désormais six installations commerciales de sexage in ovo en service, les producteurs d’œufs représentant plus de 4 % du cheptel national de poules pondeuses s’étant engagés à opérer la transition au fur et à mesure du renouvellement des cheptels existants. L’Australie et le Brésil ont également fait leur entrée sur le marché, signe d’un intérêt international croissant pour cette technologie.
Perspectives mondiales
À l’avenir, Innovate Animal Ag prévoit une poursuite de la croissance, portée par l’interdiction prochaine de l’abattage des poussins mâles en Italie et par la demande croissante des détaillants et des consommateurs en faveur de normes de bien-être animal plus élevées. L’organisation prévoit que le sexage in ovo pourrait représenter environ 51 % du cheptel de poules pondeuses commerciales de l’UE d’ici 2028.
« Le sexage in ovo est passé d’une innovation de niche à une solution commerciale évolutive », conclut le rapport, en soulignant que l’amélioration de la rentabilité, l’augmentation de la capacité des couvoirs et le soutien réglementaire croissant constituent les principaux moteurs de son adoption.
Résumé en anglais (original) :
The use of in-ovo sexing technology continues to expand rapidly across the egg industry, with an estimated 40% of the European Union’s commercial layer flock now produced using the technology, according to a new market penetration report from Innovate Animal Ag. This represents a 6 percentage point increase compared with 2025 and underscores the growing shift away from day-old male chick culling. The report estimates that more than 281 million male embryos have been identified and removed before hatching globally since 2021, while approximately 740 million hatching eggs have been processed through in-ovo sexing systems over the past 5 years. Europe remains the leading market, with production capacity now exceeding the equivalent of 100 million female chicks annually.
Switzerland and Norway are leading the transition
Several countries are approaching full adoption. Switzerland has already reached an estimated 85-100% market penetration, while Norway has surpassed 50% and is on track to phase out male chick culling completely by 2027.
New markets emerging
Outside Europe, adoption is beginning to accelerate. The United States now has 6 commercial in-ovo sexing installations in operation, with egg producers representing more than 4% of the national layer flock committing to transition as existing flocks are replaced.
Australia and Brazil have also entered the market, signalling growing international interest in the technology.
Global outlook
Looking ahead, Innovate Animal Ag expects further growth driven by Italy’s upcoming ban on male chick culling and increasing retailer and consumer demand for higher animal welfare standards. The organisation forecasts that in-ovo sexing could account for around 51% of the EU commercial layer flock by 2028.
« In-ovo sexing has moved from a niche innovation to a scalable commercial solution, » the report concludes, pointing to improving economics, expanding hatchery capacity and growing regulatory support as key drivers of adoption.


