Document type: article published by World Federation for Animals
Author: Sophie Masika
Extrait en français (traduction) : Promouvoir le bien-être animal lors de la première conférence « One Health » de la FAO
La santé des animaux – tout comme celle des êtres humains – est directement influencée par leur environnement. Leur lieu de vie, leurs conditions d’élevage et les conditions auxquelles ils sont soumis ont naturellement une incidence sur leur santé, leur immunité et leur vulnérabilité aux maladies, ce qui a à son tour un impact direct sur la santé environnementale et humaine. Il est donc essentiel de placer le bien-être animal au cœur de l’approche « One Health » dans les systèmes agroalimentaires afin de protéger la santé des animaux, des personnes et de la planète.
Du 21 au 23 septembre, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a organisé sa première Conférence mondiale sur les actions en faveur de l’approche « One Health » dans les systèmes agroalimentaires. Cette conférence a réuni des gouvernements, des experts techniques, des scientifiques, des agriculteurs, des représentants de la société civile et d’autres parties prenantes afin d’accélérer la mise en œuvre concrète de l’approche « One Health » dans l’ensemble des systèmes agroalimentaires. (…)
Le 21 septembre, la Fédération mondiale pour les animaux (WFA) et Compassion in World Farming ont organisé un événement parallèle afin de discuter du potentiel du bien-être animal dans le cadre de l’approche « One Health » pour transformer les systèmes agroalimentaires.
Du bien-être animal à l’action « One Health »
Cet événement parallèle a réuni des représentants de la FAO, de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), des gouvernements britannique et éthiopien, du programme « Global Burden of Animal Diseases » (GBADs) et du monde universitaire afin d’explorer comment le bien-être animal peut contribuer à l’approche « One Health » et à des stratégies efficaces de lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM). (…)
Passer des normes de bien-être à leur mise en œuvre
Un message cohérent s’est dégagé de la discussion : bon nombre de normes existent déjà ; le défi consiste à les mettre en pratique. Chadia Wannous, de l’OIE, a mis en évidence trois lacunes critiques en matière de mise en œuvre : les capacités, la mesure et les incitations. Les pays peuvent reconnaître le bien-être animal dans leur législation, mais la mise en œuvre dépend d’un personnel formé, de services vétérinaires, d’infrastructures et de ressources financières. Les progrès doivent également être mesurés, tandis que les incitations doivent faire évoluer la perception du bien-être animal, qui doit cesser d’être considéré comme un coût pour devenir un investissement susceptible de contribuer à la santé animale, à la sécurité alimentaire, à la productivité et à l’accès aux marchés. (…)
Les liens entre les animaux et la résistance aux antimicrobiens
Le bien-être animal a été décrit comme une ligne de défense de premier plan contre les maladies, les améliorations apportées aux conditions d’hébergement et d’élevage contribuant à renforcer la résilience naturelle des animaux et à réduire le recours systématique aux antimicrobiens. Le Dr Rebecca Doyle, directrice du Centre pour le bien-être animal de l’université d’Édimbourg et chercheuse associée à l’Institut international de recherche sur l’élevage, a souligné l’importance d’intégrer le bien-être animal dans la politique « One Health » et les mécanismes de financement, de renforcer l’interface entre science et politique, et d’utiliser le bien-être animal comme indicateur d’alerte précoce pour soutenir la prévention et améliorer les pratiques d’élevage au niveau des exploitations.
Du point de vue de la FAO, Junxia Song a mis en avant le rôle central de la prévention. Grâce à son initiative RENOFARM, le bien-être animal s’inscrit dans les efforts visant à préserver la santé des animaux et à réduire le recours aux antimicrobiens. Elle a souligné l’importance de la prévention pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens (RAM), en commençant par se demander pourquoi les infections surviennent, si elles auraient pu être évitées et de quelles conditions les éleveurs ont besoin pour les prévenir — le bien-être animal faisant partie intégrante de cette approche préventive. (…)
Le bien-être animal au cœur de l’approche « One Health » dans les systèmes agroalimentaires
Cet événement parallèle a démontré l’intérêt d’intégrer le bien-être animal dans les débats plus larges sur la prévention, la RAM, la résilience des systèmes agroalimentaires et la production durable. De mauvaises conditions de bien-être peuvent accroître la vulnérabilité aux maladies et leur transmission, contribuer à la résistance aux antimicrobiens et aux risques liés à la sécurité alimentaire, et augmenter les risques d’épidémies et de pandémies, tandis que des systèmes intégrés et extensifs, garantissant un meilleur bien-être, peuvent favoriser la santé animale et humaine tout en apportant des avantages environnementaux.
La prochaine étape consiste à traduire cette prise de conscience croissante en actions concrètes par le biais de politiques, de normes, d’investissements et d’un soutien pratique permettant aux systèmes garantissant un meilleur bien-être de s’inscrire pleinement dans l’approche «One Health».
Consultez la note d’information de la WFA pour découvrir les données et les recommandations visant à intégrer le bien-être animal dans l’approche « One Health ».
Preview: Animals’ health – just like that of humans – is directly affected by the conditions they inhabit. Where they live, how they are raised, and the conditions they are subjected to will naturally affect their health, immunity, and susceptibility to disease, which in turn directly impacts environmental and human health.
Putting animal welfare at the heart of the One Health approach in agrifood systems is therefore critical to protecting the health of animals, people, and the planet.
On 21-23 September, the UN Food and Agriculture Organization held its first Global Conference for Actions on One Health in Agrifood Systems. The Conference brought together governments, technical experts, scientists, farmers, civil society and other stakeholders to accelerate the practical application of the One Health approach across agrifood systems. (…)
On 21 September, the World Federation for Animals (WFA) and Compassion in World Farming convened a side event to discuss the potential of animal welfare for the One Health approach to transform agrifood systems.
From animal welfare to One Health action
The side event brought together representatives from the FAO, the World Organisation for Animal Health (WOAH), the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN), UK and Ethiopian government representatives, the Global Burden of Animal Diseases (GBADs) programme and academia to explore how animal welfare can contribute to One Health and effective antimicrobial resistance (AMR) strategies. (…)
Turning welfare standards into implementation
A consistent message emerged from the discussion: many of the standards already exist; the challenge is turning them into practice. Chadia Wannous of WOAH highlighted three critical implementation gaps: capacity, measurement and incentives. Countries may recognise animal welfare in legislation, but implementation depends on trained personnel, veterinary services, infrastructure and financial resources. Progress also needs to be measured, while incentives must shift the perception of welfare from a cost to an investment that can contribute to animal health, food security, productivity and market access. (…)
The links between animals and antimicrobial resistance
Animal welfare was described as a frontline defence against disease, with improvements in housing and husbandry helping strengthen animals’ natural resilience and reduce the routine need for antimicrobials. Dr Rebecca Doyle, Director, Animal Welfare Centre, University of Edinburgh and Contributing Scientist, International Livestock Research Institute stressed the importance of embedding animal welfare in One Health policy and financing mechanisms, strengthening the science–policy interface, and using animal welfare as an early-warning indicator to support prevention and improve animal husbandry at farm level.
From FAO’s perspective, Junxia Song highlighted the central role of prevention. Through its RENOFARM initiative, animal welfare forms part of efforts to keep animals healthy and reduce the need for antimicrobials. She stressed the importance of prevention to address AMR, starting by asking why infections occur, whether they could have been prevented, and what conditions farmers need to prevent them — with animal welfare forming part of this prevention approach. (…)
Animal welfare at the heart of One Health in agrifood systems
The side event demonstrated the value of bringing animal welfare into wider discussions on prevention, AMR, agrifood-system resilience and sustainable production.
Poor welfare conditions can increase disease susceptibility and transmission, contribute to AMR and food-safety risks, and increase epidemic and pandemic risks, while higher-welfare, integrated and extensive systems can support animal and human health while delivering environmental benefits.
The next step is to translate this growing recognition into implementation through policies, standards, investment, and practical support that enable higher-welfare systems to become part of One Health action.
Read WFA’s briefing to explore the evidence and recommendations for integrating animal welfare into One Health.


