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L’AALVie lance un financement participatif pour son projet d’abattage à la ferme

Par 8 juillet 2020 juillet 21st, 2020 Pas de commentaire

Type de document : article de Réussir Bovins viande

Auteur : S Bourgeois

Extrait : L’association AALVie (abattage des animaux sur leur lieu de vie) a dévoilé son projet lors d’une conférence de presse le 7 juillet 2020. Un financement participatif est lancé. L’objectif est de démarrer l’activité à l’automne 2021.

Cette somme couvrira les études de mise en place, l’écriture du plan sanitaire, la constitution de la société, jusqu’à la pose de la première brique.

Il est prévu en effet de construire deux unités fixes de mise en carcasse, l’une à Machecoul en Loire atlantique et l’autre à Plessé. Les animaux y seront éviscérés, dépecés et mis en carcasses. A chacune de ces unités fixes seront rattachés une dizaine de caissons mobiles qui rayonneront sur environ soixante kilomètres dans les élevages du territoire.

« En croisière, chaque unité traitera annuellement 1500 tonnes, soit environ 4500 gros bovins par an (20 par jour). Nous démarrerons avec 2000 à 2500 animaux par an et par unité » dévoile Guylain Pageot, président de l’AALVie. Une quinzaine de personnes devraient être embauchées pour chacune des deux unités. Le budget total à boucler est de 7 millions d’euros. L’objectif que s’est fixé l’AALVie est que la prestation d’abattage revienne pour les éleveurs à un coût similaire à celui d’un abattage classique.

Une société coopérative d’intérêt collectif (scic) SA sera créée. « Ce sont les éleveurs qui gardent le cap, et nos partenaires dont la boucherie artisanale, les abatteurs, les collectivités,…participeront au capital et seront impliqués dans la gouvernance. »

NB : Le CNR BEA trouve important de souligner que l’abattage à la ferme – caissons ou abattoirs mobiles – restera probablement marginal. Etant donné les importants volumes d’abattage pratiqués en France, l’abattage à la ferme ne pourra pas remplacer totalement les abattoirs fixes. Par conséquent, d’autres efforts doivent être engagés à côté de ces initiatives, telle que l’amélioration du maillage territorial des abattoirs pour réduire la durée des transports et minimiser ainsi le stress des animaux. 

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