Cognition-émotions

Can Zoos Ever Be Big Enough for Large Wild Animals? A Review Using an Expert Panel Assessment of the Psychological Priorities of the Amur Tiger (Panthera tigris altaica) as a Model Species

Par 31 août 2020 novembre 20th, 2020 Pas de commentaire

Type de document : revue scientifique publiée dans Animals

Auteurs : Jake Stuart Veasey

Résumé en français (traduction) : L’écologie des grands carnivores à grande aire de répartition semble les rendre vulnérables aux problèmes de conservation dans la nature et aux problèmes de bien-être en captivité. Cela pose un dilemme éthique à la communauté des zoos et confirme la nécessité de reconsidérer les paradigmes de gestion qui prévalent pour ces espèces en captivité. Alors que les défis en matière de bien-être des carnivores à grande aire de répartition ont été attribués à la réduction des possibilités d’utilisation de l’habitat en captivité, les tentatives pour augmenter le bien-être des carnivores sauvages en captivité se concentrent généralement sur les comportements liés à la chasse. Jusqu’à présent, cela n’a pas encore abouti à l’élimination systématique des signes de dégradation du bien-être des carnivores en captivité. Une évaluation est réalisée ici pour identifier les priorités probables en matière de bien-être pour le tigre de Sibérie, qui, en tant que l’un des carnivores terrestres ayant la plus grande aire de répartition, constitue un excellent exemple pour les espèces qui subissent une réduction extrême de leurs possibilités de déplacement en captivité. Ces priorités sont ensuite utilisées pour envisager de nouvelles stratégies visant à relever les défis en matière de bien-être associés aux paradigmes de gestion existants et, en particulier, pour tenter de surmonter la question de l’espace restreint. Les idées présentées ici ont des implications plus larges pour d’autres espèces qui subissent une importante réduction de leur espace vital en captivité. Il est proposé ici que l’impact de la compression de l’habitat sur le bien-être des carnivores en captivité ne soit pas une conséquence de la réduction de la taille de l’habitat en soi, mais plutôt de la réduction des possibilités cognitives qui varient probablement en fonction de la taille, et que cela devrait éclairer les stratégies visant à augmenter le bien-être.

Résumé en anglais (original) : The ecology of large, wide-ranging carnivores appears to make them vulnerable to conservation challenges in the wild and welfare challenges in captivity. This poses an ethical dilemma for the zoo community and supports the case that there is a need to reconsider prevailing management paradigms for these species in captivity. Whilst the welfare challenges wide ranging carnivores face have been attributed to reduced ranging opportunities associated with the decreased size of captive habitats, attempts to augment wild carnivore welfare in captivity typically focus on behaviours linked to hunting. Thus far, this has yet to result in the systematic elimination of signs of compromised welfare amongst captive carnivores. Here an assessment is carried out to identify the likely welfare priorities for Amur tigers, which, as one of the widest ranging terrestrial carnivores, serves as an excellent exemplar for species experiencing extreme compression of their ranging opportunities in captivity. These priorities are then used to consider novel strategies to address the welfare challenges associated with existing management paradigms, and in particular, attempt to overcome the issue of restricted space. The insights generated here have wider implications for other species experiencing substantive habitat compression in captivity. It is proposed here that the impact of habitat compression on captive carnivore welfare may not be a consequence of the reduction in habitat size per se, but rather the reduction in cognitive opportunities that likely covary with size, and that this should inform strategies to augment welfare.

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Extrait du site d’Animals