Cognition-émotionsConduite d'élevage et relations homme-animal

Interspecific two-dimensional visual discrimination of faces in horses (Equus caballus)

Par 19 février 2021 mars 16th, 2021 Pas de commentaire

Type de document : Article scientifique publié dans PLOS ONE.

Auteurs : Giulia Ragonese, Paolo Baragli, Chiara Mariti, Angelo Gazzano, Antonio Lanatà, Adriana Ferlazzo, Esterina Fazio, Cristina Cravana

Résumé en français (traduction) : Discrimination visuelle interspécifique bidimensionnelle des têtes chez les chevaux (Equus caballus)

Chez les animaux sociaux, il est certainement important de reconnaître les congénères et de les distinguer des autres espèces animales. Nous supposons, comme cela a été démontré pour d’autres espèces d’ongulés, que les chevaux sont capables de distinguer les têtes des congénères des têtes des autres espèces domestiques (bovins, moutons, ânes et porcs). Notre hypothèse a été testée en étudiant les capacités de discrimination visuelle interspécifique et intraspécifique des chevaux par une tâche de conditionnement instrumental bidirectionnel (apprentissage de la discrimination et de l’inversion), en utilisant des images bidimensionnelles des visages comme stimuli discriminants et la nourriture comme récompense positive. Nos résultats indiquent que 8 chevaux sur 10 étaient capables de distinguer les images bidimensionnelles des visages des chevaux et les images montrant les visages d’autres espèces. Une performance similaire a été obtenue dans la tâche de renversement. La capacité des chevaux à apprendre par discrimination est donc comparable à celle des autres ongulés. Les chevaux ont également montré la capacité d’apprendre une tâche de renversement. Cependant, ces résultats ont été obtenus indépendamment des images auxquelles les chevaux testés ont été exposés. Nous concluons donc que les chevaux peuvent discriminer entre les images bidimensionnelles de congénères et les images bidimensionnelles de différentes espèces, mais dans notre étude, ils n’ont pas été capables de faire d’autres sous-catégories dans chacune des deux catégories. Bien que les images bidimensionnelles d’animaux puissent être traitées différemment des images bidimensionnelles de stimuli non sociaux, nos résultats soulèvent la question de savoir si une image bidimensionnelle peut remplacer l’animal réel dans les tests cognitifs.

Résumé en anglais (original) : In social animals, recognizing conspecifics and distinguishing them from other animal species is certainly important. We hypothesize, as demonstrated in other species of ungulates, that horses are able to discriminate between the faces of conspecifics and the faces of other domestic species (cattle, sheep, donkeys and pigs). Our hypothesis was tested by studying inter-and intra-specific visual discrimination abilities in horses through a two-way instrumental conditioning task (discrimination and reversal learning), using two-dimensional images of faces as discriminative stimuli and food as a positive reward. Our results indicate that 8 out of 10 horses were able to distinguish between two-dimensional images of the faces of horses and images showing the faces of other species. A similar performance was obtained in the reversal task. The horses’ ability to learn by discrimination is therefore comparable to other ungulates. Horses also showed the ability to learn a reversal task. However, these results were obtained regardless of the images the tested horses were exposed to. We therefore conclude that horses can discriminate between two dimensional images of conspecifics and two dimensional images of different species, however in our study, they were not able to make further subcategories within each of the two categories. Despite the fact that two dimensional images of animals could be treated differently from two dimensional images of non-social stimuli, our results beg the question as to whether a two-dimensional image can replace the real animal in cognitive tests.

Logo de PLoS ONE
Extrait du site de PLoS ONE