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Traumatic Injuries Detected during Post-Mortem Slaughterhouse Inspection as Welfare Indicators in Poultry and Rabbits

Par 6 septembre 2021 septembre 23rd, 2021 Pas de commentaire

Type de document : Article scientifique publié dans Animals

Auteurs : Lenka Valkova, Eva Voslarova, Vladimir Vecerek, Petra Dolezelova, Veronika Zavrelova, Claire Weeks

Résumé en français (traduction) : Lésions traumatiques détectées lors de l’inspection post-mortem à l’abattoir en tant qu’indicateurs de bien-être chez les volailles et les lapins

La découverte de lésions traumatiques lors de l’inspection post-mortem dans les abattoirs reflète le niveau de manipulation des animaux avant l’abattage à la ferme et pendant le transport vers l’abattoir. La prévalence des lésions traumatiques a été suivie chez des volailles (1 089 406 687 poulets de chair, 20 030 744 poules pondeuses, 1 181 598 dindes, 37 690 oies, 28 579 765 canards) et les lapins (1 876 929) provenant d’exploitations de la République tchèque et abattus dans des abattoirs de la République tchèque entre 2010 et 2019. La plus grande incidence de lésions traumatiques a été constatée chez les poules pondeuses (2,80 %) et les lapins (1,52 %) ; tandis que l’incidence globale des traumatismes était inférieure à 0,5 % dans les autres espèces et catégories. Les résultats montrent que les conditions d’élevage actuelles et/ou la manipulation avant l’abattage des volailles et des lapins affectent particulièrement les membres ; les constatations traumatiques étaient significativement (p < 0,01) plus fréquentes sur les membres que sur le tronc dans toutes les espèces étudiées. Chez les volailles, les lésions traumatiques du tronc étaient inférieures de plusieurs ordres de grandeur, voire négligeables, de sorte que l’accent devrait être mis sur la prévention des blessures des membres. Chez les lapins, la différence était moins prononcée, et de nombreuses blessures ont été constatées à la fois sur les membres (0,83 %) et sur le tronc (0,69 %). Nos résultats soulignent la nécessité de reconsidérer à la fois les méthodes de logement et de manipulation avant l’abattage afin de déterminer des normes minimales pour la protection des lapins, qui font encore défaut dans la législation européenne.

Résumé en anglais (original) : The findings of traumatic injuries during post-mortem inspection in slaughterhouses reflect the level of pre-slaughter handling of animals at the farm and during transport to the slaughterhouse. The prevalence of traumatic injuries was monitored in poultry (1,089,406,687 broiler chickens, 20,030,744 laying hens, 1,181,598 turkeys, 37,690 geese, 28,579,765 ducks) and rabbits (1,876,929) originating from farms in the Czech Republic and slaughtered in slaughterhouses in the Czech Republic between 2010 and 2019. The greatest incidence of traumatic injuries was found in laying hens (2.80%) and rabbits (1.52%); while the overall incidence of trauma was less than 0.5% in other species and categories. The results show that the current rearing conditions and/or pre-slaughter handling of poultry and rabbits particularly affect the limbs; traumatic findings were significantly (p < 0.01) more frequent on the limbs than on the trunk in all species studied. In poultry, traumatic findings on the trunk were orders of magnitude lower to negligible, so the focus should be on preventing injuries to the limbs. In rabbits, the difference was less pronounced, and many injuries were found on both limbs (0.83%) and trunk (0.69%). Our results emphasize the need to reconsider both housing and pre-slaughter handling methods to determine minimum standards for the protection of rabbits, which are still lacking in European legislation.

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Extrait du site d’Animals