Type de document : article conceptuel publié dans Neuroscience & Biobehavioral Reviews
Auteurs : Laura E. Webb, J. Elizabeth Bolhuis, Viktor Jurkovich, Allyson F. Ipema, Matteo Chincarini, Angélique Favreau-Peigné, Björn Forkman, Caroline Clouard, Frank Tuyttens, Heather Browning, Laura Menchetti, Margit Bak Jensen, Özkan Elmaz, Radka Šárová, Robert Głogowski, Sandra Düpjan, Stefania Celozzi, Walter Veit, Céline Tallet
Résumé en français (traduction) :
Équilibrer la balance affective des animaux – La méthodologie utilisée pour évaluer l’équilibre affectif chez l’être humain peut-elle être transposée à d’autres espèces dotées de sensibilité ?
L’évaluation du bien-être des animaux sensibles non humains constitue une entreprise scientifique aux multiples facettes. Une approche issue de la psychologie humaine qui semble prometteuse pour une application aux animaux est celle de l’équilibre affectif, fondée sur l’idée que ce que l’on ressent la plupart du temps est déterminé par l’équilibre entre les dimensions distinctes de l’affect positif et négatif. Il a été démontré que l’équilibre affectif entretient des liens profonds avec la santé mentale et physique ainsi qu’avec le bien-être chez l’être humain.
L’objectif de cet article conceptuel est d’évaluer si la méthodologie de l’équilibre affectif pourrait constituer une mesure intégrative utile de la composante affective/hédonique du bien-être animal et d’exposer les considérations clés pour son application potentielle. En raison de la diversité des méthodes utilisées pour étudier l’équilibre affectif chez l’homme, toute tentative de transposition à d’autres espèces nécessite d’abord d’en extraire les principaux principes sous-jacents.
Nous avons identifié quatre principes sous-jacents : les trois premiers concernent l’estimation des fréquences des affects positifs et négatifs au fil du temps, tandis que le quatrième porte sur l’intégration des affects positifs et négatifs dans un score ou une catégorie d’équilibre affectif. Nous discutons ensuite de la manière dont la théorie sous-jacente à la méthodologie de l’équilibre affectif peut être transposée à d’autres espèces, ainsi que des considérations théoriques et pratiques liées au développement et à la validation de méthodes d’évaluation potentielles.
Dans l’ensemble, nous estimons que cette approche recèle un grand potentiel pour la science du bien-être animal et nous encourageons la réalisation d’études empiriques sur ce sujet.
Résumé en anglais (original) :
Assessing the welfare of non-human sentient animals is a multifaceted scientific endeavour. A human psychology approach that holds promise for application to animals is affect balance, based on the idea that how one feels most of the time is determined by the balance between the separate dimensions of positive and negative affect. Affect balance has been shown to have profound relationships with mental and physical health and well-being in humans.
The aim of this conceptual article is to evaluate whether the affect balance methodology might offer a useful integrative measure of the affective/hedonic component of animal welfare and to outline key considerations for its potential application. Due to the variation in human affect balance methods, any attempt to translate them to other species requires first extracting their main underlying principles.
We extracted four underlying principles, the first three relating to estimating the frequencies of positive and negative affect over time, and the fourth relating to the integration of positive and negative affect into an affect balance score or category. We then discuss how the theory behind the affect balance methodology can be translated to other species, and the theoretical and practical considerations in the development and validation of potential assessment methods.
Altogether, we think that this approach holds great potential for animal welfare science and we encourage empirical studies into this topic.



