Cognition-émotions

Conditionability of ‘voluntary’ and ‘reflexive-like’ behaviors, with special reference to elimination behavior in cattle

Par 15 août 2020 novembre 18th, 2020 Pas de commentaire

Type de document : article scientifique publié  dans Neuroscience & Biobehavioral Reviews

Auteurs : Neele Dirksen, Jan Langbein, Lindsay Matthews, Birger Puppe, Douglas Elliffe, Lars Schraderd

Résumé en français (traduction) : En général, les bovins urinent et défèquent sans aucun contrôle, ou très peu, dans le temps et dans l’espace. Les excréments qui en résultent contribuent à toute une série d’effets néfastes sur l’environnement et les animaux eux-mêmes. Ces effets néfastes pourraient être considérablement réduits si le bétail pouvait être propre. L’apprentissage de la propreté exige que l’animal supprime la miction imminente (comportement de type réflexif), se déplace vers une latrine (comportement volontaire) et recommence à mictionner. Ici, nous passons en revue les processus neurophysiologiques et les mécanismes d’apprentissage qui régissent l’apprentissage de la propreté. La suppression et le déclenchement de la miction se produisent principalement par l’activité coordonnée des muscles sphincters anaux et urinaires lisses et striés. Les systèmes nerveux autonome et somatique, ainsi que les processus centraux, régulent ces muscles. Chez plusieurs espèces de mammifères, le contrôle volontaire des sphincters a été démontré à l’aide d’un conditionnement classique et/ou opératoire. Dans cette étude, nous démontrons que la régulation neurophysiologique et comportementale de la miction chez le bétail est susceptible d’être conditionnée de la même manière. La gestion du dépôt d’excréments chez les bovins pourrait avoir des avantages majeurs pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre du bétail et l’amélioration de la santé et du bien-être des animaux.

Résumé en anglais (original) : Typically, cattle urinate and defecate with little or no control over time and place. The resulting excreta contributes to a range of adverse effects on the environment and the animals themselves. These adverse effects could be substantially ameliorated if livestock could be toilet trained. Toilet training requires an animal to suppress impending voiding (a reflexive-like behavior), move to a latrine (voluntary behavior) and reinitiate voiding. Here, we review the neurophysiological processes and learning mechanisms regulating toileting. The suppression and initiation of voiding occur primarily via the coordinated activity of smooth and striated anal and urinary sphincter muscles. The autonomic and somatic nervous systems, along with central processes, regulate these muscles. In several mammalian species, voluntary control of the sphincters has been demonstrated using classical and/or operant conditioning. In this review, we demonstrate that the neurophysiological and behavioral regulation of voiding in cattle is likely to be similarly conditionable. The management of excreta deposition in cattle could have major benefits for reducing livestock greenhouse gas emissions and improving animal health/welfare.

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Extrait du site de Neuroscience & Biobehavioral Reviews