Logement et Enrichissement

Reduced space in outdoor feedlot impacts beef cattle welfare

Par 11 décembre 2020 février 23rd, 2021 Pas de commentaire

Type de document : Article scientifique publié dans Animal

Auteurs : F. Macitelli, J.S. Braga, D. Gellatly, M.J.R. Paranhos da Costa

Résumé en français (traduction) : La réduction de l’espace dans les parcs d’engraissement extérieurs a des répercussions sur le bien-être des bovins de boucherie

On observe une tendance à réduire l’espace alloué par animal dans les parcs d’engraissement de bovins, malgré son impact négatif potentiel sur le bien-être des animaux. Afin d’évaluer les effets de l’espace alloué par animal dans les parcs d’engraissement extérieurs sur le bien-être des bovins de boucherie, 1350 boeufs Nellore au total (450 purs et 900 croisés) ont été confinés pendant 12 semaines en utilisant trois espaces alloués : 6 (SA6), 12 (SA12) et 24 (SA24) m2/animal (n = 450 par traitement). Les bœufs étaient logés dans trois enclos par traitement (n = 150 par enclos). Les six premières semaines en parc d’engraissement ont été définies comme « sèches » et la dernière comme « pluvieuse », en fonction des précipitations accumulées. Des indicateurs basés sur les animaux (propreté corporelle, indicateurs de santé et comportement d’entretien) et sur l’environnement (profondeur de la boue et concentration de poussière dans l’air) ont été évalués chaque semaine pendant la période d’engraissement. La plupart des indicateurs de santé (écoulement nasal et oculaire, altérations des sabots et de la locomotion, diarrhée, rumen dilaté et difficultés respiratoires) ont été évalués dans un sous-ensemble de 15 animaux choisis au hasard dans chaque enclos. Les toux et les éternuements ont été comptés dans chaque enclos. Les comportements d’entretien (nombre d’animaux couchés et présents à la mangeoire) ont été enregistrés avec un échantillonnage par scanner et un enregistrement instantané à intervalles de 20 minutes. Des évaluations post-mortem ont été effectuées chez tous les animaux en enregistrant la fréquence des signes macroscopiques de bronchite, d’emphysème pulmonaire, de néphrite et de kyste urinaire et en mesurant le poids et les zones corticales et médullaires des glandes surrénales (n = 30 par enclos). Par rapport à la SA12 et à la SA24, la SA6 a montré un plus grand nombre d’éternuements par minute pendant la période sèche et un plus grand pourcentage d’animaux présentant des altérations de la locomotion pendant la période pluvieuse. La toux, la diarrhée et l’écoulement nasal ont touché un plus grand nombre d’animaux dans la SA6 par rapport aux deux autres groupes. Pendant la période des pluies, le pourcentage d’animaux présentant un écoulement nasal et oculaire était plus faible, et le pourcentage d’animaux présentant des anomalies au niveau des sabots et de la position couchée était plus élevé. Un pourcentage plus faible d’animaux dans les groupes SA6 et SA12 (mais pas dans le groupe SA24) a fréquenté la mangeoire pendant la période des pluies par rapport à la période sèche. Un score de 0 (pas de boue) pour la profondeur de la boue était le plus fréquent dans les enclos de la SA24, suivi de la SA12 et ensuite de la SA6. Le poids des glandes surrénales et la surface corticale étaient inférieurs chez les animaux de la SA24 par rapport à ceux de la SA6 et de la SA12. Les résultats montrent que la diminution de l’espace alloué aux bovins de boucherie dans les parcs d’engraissement extérieurs dégrade l’environnement du parc et appauvrit le bien-être des animaux.

Résumé en anglais (original) : There is a trend to reduce the space allowance per animal in cattle feedlot, despite its potential negative impact on animal welfare. Aiming to evaluate the effects of space allowance per animal in outdoor feedlots on beef cattle welfare, a total of 1350 Nellore bulls (450 pure and 900 crossbred) were confined for 12 weeks using three space allowances: 6 (SA6), 12 (SA12) and 24 (SA24) m2/animal (n = 450 per treatment). Bulls were housed in three pens per treatment (n = 150 per pen). The first 6 weeks in the feedlot were defined as ‘dry’ and the last as ‘rainy’ period, according to the accumulated precipitation. Animal-based (body cleanliness, health indicators and maintenance behaviour) and environmental-based indicators (mud depth and air dust concentration) were assessed weekly during the feedlot period. Most of the health indicators (nasal and ocular discharge, hoof and locomotion alterations, diarrhoea, bloated rumen and breathing difficulty) were assessed in a subset of 15 animals randomly selected from each pen. Coughs and sneezes were counted in each pen. Maintenance behaviours (number of animals lying and attending the feed bunk) were recorded with scan sampling and instantaneous recording at 20-min intervals. Postmortem assessments were carried out in all animals by recording the frequencies of macroscopic signs of bronchitis, pulmonary emphysema, nephritis and urinary cyst and by measuring the weight and cortical and medullar areas of adrenal glands (n = 30 per pen). Compared with SA12 and SA24, SA6 showed a greater number of sneezes per minute during the dry period and a greater percentage of animals with locomotion alterations during the rainy period. Coughing, diarrhoea and nasal discharge affected a larger number of animals in the SA6 relative to the other two groups. During the rainy period, there was a lower percentage of animals with nasal and ocular discharge, and a greater percentage of animals with abnormal hoof and lying. A lower percentage of animals in SA6 and SA12 (but not SA24) attended the feed bunk during the rainy relative to the dry period. A mud depth score of 0 (no mud) was most frequent in SA24 pens, followed by SA12 and then SA6. Adrenal gland weight and cortical area were lower in SA24 animals compared with those in SA6 and SA12. The results show that decreasing the space allowance for beef cattle in outdoor feedlots degrades the feedlot environment and impoverishes animal welfare.

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