Type de document : revue scientifique publiée dans Journal of Equine Veterinary Science
Auteurs : Caleigh Copelin, Katrina Merkies
Résumé en français (traduction) : Monter avec précaution : examen des facteurs qui influencent le bien-être du cheval monté et argumentaire en faveur de l’application du principe de précaution dans les activités équestres
La légitimité sociale des sports équestres est remise en question en raison des préoccupations liées au bien-être des chevaux montés. L’utilisation d’équipements inappropriés, tels que des mors trop rigides ou des muserolles trop serrées, peut nuire au bien-être des chevaux en exerçant une pression ou une douleur incontrôlable sur les structures sensibles de leur tête et en limitant leurs comportements naturels. Un équipement restrictif peut également être utilisé pour générer des positions exagérées, stressantes et inconfortables de la tête et du cou, telles que l’hyperflexion. Les selles doivent être correctement ajustées au cheval et au cavalier afin d’assurer une répartition appropriée des forces cinématiques sur le dos du cheval et de favoriser son confort. L’équilibre du cavalier, le contrôle de son corps, sa capacité à donner des signaux au cheval, ses capacités de prise de décision et sa compréhension du comportement équin peuvent également influencer l’expérience du cheval monté. Des problèmes de santé physique tels que des ulcères ou des boiteries non identifiées peuvent causer des douleurs, du stress et des lésions mécaniques s’ils ne sont pas traités, ce qui peut être encore aggravé par la monte. Le bien-être du cheval monté est une équation multifactorielle et complexe. Cependant, les cavaliers doivent chercher à comprendre ces aspects nuancés du bien-être et agir selon le principe de précaution (selon lequel une pratique ne doit pas être considérée comme inoffensive tant qu’elle n’a pas été prouvée comme telle) s’il n’existe pas encore suffisamment de preuves sur un sujet pour tirer des conclusions définitives. De telles directives permettront de préserver le bien-être des chevaux montés et l’acceptabilité sociale des sports équestres.
Résumé en anglais (original) : Equestrian sport’s social license to operate has come under scrutiny due to concerns surrounding the well-being of ridden horses. Inappropriate equipment use, such as harsh bits or overtight nosebands, can negatively influence well-being by generating inescapable pressure or pain on the sensitive structures of the horse’s head and limiting natural behaviours. Restrictive equipment may also be used to generate exaggerated, stressful and uncomfortable head and neck positions such as hyperflexion. Saddles must be properly fitted to both horse and rider to ensure appropriate distribution of kinematic forces across the horse’s back and promote the horse’s comfort. The rider’s balance, body control, ability to cue the horse, decision-making capabilities and understanding of equine behaviour can also influence the horse’s experience under saddle. Physical health conditions such as ulcers or unidentified lameness can cause pain, stress and mechanical damage if left untreated, which may be further exacerbated by riding. The ridden horse’s well-being is a multifactorial and complex equation. However, riders must seek to understand these nuanced aspects of well-being, and act on the precautionary principle (stating that a practice should not be assumed harmless until it is proven to be so) if there is not yet enough evidence on a subject to draw firm conclusions. Such directives will safeguard the welfare of ridden horses and the social license to operate for equestrian sports.

