Type de document : article publié dans l’Indépendant
Auteure : Léna Baurance
Extrait : Les Mossos d’Esquadra alertent sur l’augmentation du trafic de chiens en Catalogne, importés d’Europe de l’Est. Vendus jusqu’à 2 000 euros, ces animaux souffrent souvent de conditions de transport déplorables, entraînant maladies et décès. L’AP-7 est un axe clé de ce commerce lucratif.
Les Mossos d’Esquadra (police catalane) font face à une recrudescence des trafics d’animaux. Selon les autorités, de plus en plus de chiens sont introduits en Catalogne, notamment des races très recherchées comme les chihuahuas, teckels, labradors et golden retrievers. La plupart viennent d’Europe de l’Est, où ils sont achetés à très bas prix avant d’être revendus beaucoup plus cher. Des chiens achetés 100 euros sont revendus jusqu’à 2 000 euros. L’AP-7, qui relie la Catalogne à la frontière française, serait l’un des principaux axes utilisés par ces réseaux. Les trafiquants achètent l’animal environ 100 euros dans les pays de l’Est, le revendent à un intermédiaire autour de 500 euros, puis le vendent des milliers d’euros à son nouveau propriétaire.
Mais derrière ce commerce très rentable se cache un problème plus grave, avec des conditions de transport souvent déplorables et l’absence de contrôles vétérinaires. Certains chiens arrivent malades ou présentent de graves problèmes de santé. Ils décèdent même pendant le transport. Toni Martín, responsable de l’Unité régionale environnementale de Mossos à Gérone, explique que malgré les pertes, le trafic continue car il est très rentable.
Des maladies qui apparaissent après l’achat
Le problème est que certains acheteurs pensent acheter un chien en bonne santé. Pourtant, des maladies peuvent apparaître seulement quelques jours après son arrivée dans son nouveau foyer. Certains animaux décèdent, tandis que d’autres doivent faire face à de graves problèmes de santé. Pour les Mossos, tant que ce commerce restera aussi rentable, les réseaux criminels continueront à faire venir ces chiens dans des conditions dangereuses.
En période de départs en vacances, de nombreuses personnes prennent la décision d’abandonner leur animal de compagnie. En 2025, l’association GRALL estime à environ 60 000 le nombre d’animaux abandonnés en France. Cela représente près d’un animal abandonné toutes les deux minutes entre mai et août. Face à cette situation, il est essentiel de bien se renseigner sur les besoins de son futur compagnon, d’anticiper les frais liés à sa prise en charge et de réfléchir à l’organisation de ses vacances sans jamais envisager l’abandon. En France, abandonner un animal est un délit passible de 45 000 euros d’amende et de trois ans d’emprisonnement. Adopter en refuge constitue une alternative responsable et solidaire, qui permet d’offrir une seconde chance à un animal dans le besoin.



