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Cognition-émotionsConduite d'élevage et relations humain-animal

How do domestic chickens perceive humans—and why does it matter?

By 8 décembre 2025janvier 14th, 2026No Comments

Type de document : synthèse scientifique publiée dans World’s Poultry Science Journal

Auteurs : Ferreira, V. H. B., Lansade, L., Calandreau, L.

Résumé en français (traduction) : Comment les poulets domestiques perçoivent-ils les humains, et pourquoi est-ce important ?
Malgré leur omniprésence dans les systèmes agricoles, les poulets domestiques (Gallus gallus domesticus) restent largement méconnus en termes de capacités cognitives et émotionnelles, en particulier en ce qui concerne leur perception et leur interaction avec les humains. Cette revue synthétise les connaissances actuelles sur les capacités socio-cognitives des poulets, en mettant l’accent sur la manière dont ils interprètent et réagissent au comportement humain. Dans la première section, nous explorons les implications pratiques de la relation entre l’homme et le poulet, en examinant comment les interactions humaines influencent les mesures de production et les résultats zootechniques, avec des conséquences directes sur le bien-être, notamment en ce qui concerne les réactions de peur et les marqueurs physiologiques liés au stress. La deuxième section se penche sur les capacités socio-cognitives des poulets envers les humains. Bien que les études empiriques dans ce domaine restent limitées, les preuves disponibles suggèrent que les poulets sont loin d’être passifs ou purement guidés par leur instinct. Au contraire, ils manifestent des réponses comportementales riches et nuancées aux signaux visuels, tactiles et auditifs émis par les humains. Les poulets peuvent distinguer les individus humains, sont sensibles à l’état d’attention des humains et peuvent même utiliser les signaux sociaux humains pour guider leur prise de décision. Dans la dernière section, en nous appuyant sur des recherches comparatives menées sur d’autres espèces domestiques, nous identifions des pistes prometteuses pour les travaux futurs sur les relations entre les humains et les poulets. Il s’agit notamment de la discrimination/reconnaissance individuelle des humains, des réactions des poulets aux expressions émotionnelles humaines et de la capacité potentielle des poulets à percevoir les humains comme des sources d’expériences affectives positives. Nous discutons également de la valeur théorique plus large de cette recherche pour comprendre la nature et l’évolution des relations entre les humains et les animaux, y compris le rôle de la domestication dans le façonnement des traits socio-cognitifs des animaux. Bien que de nombreuses questions restent en suspens, les preuves actuelles indiquent clairement que la perception qu’ont les poulets des humains est beaucoup plus complexe qu’on ne le pensait traditionnellement. L’amélioration de notre compréhension dans ce domaine présente un potentiel important non seulement pour améliorer les pratiques en matière de bien-être animal, mais aussi pour enrichir notre compréhension plus large de la cognition sociale interespèces et des dimensions éthiques de la gestion des animaux.

Résumé en anglais (original) : Despite their ubiquity in agricultural systems, domestic chickens (Gallus gallus domesticus) remain widely misunderstood in terms of their cognitive and emotional capacities, particularly regarding how they perceive and interact with humans. This perspective review synthesises current knowledge on the socio-cognitive abilities of chickens, with an emphasis on how they interpret and respond to human behaviour. In the first section, we explore the practical implications of the human–chicken relationship, examining how human interactions influence production metrics and zootechnical outcomes, with direct consequences for welfare, especially in relation to fear responses and stress-related physiological markers. The second section delves into chickens’ socio-cognitive capacities towards humans. While empirical studies in this domain remain limited, the available evidence suggests that chickens are far from passive or purely instinct-driven. Instead, they exhibit rich and nuanced behavioural responses to visual, tactile and auditory human cues. Chickens can discriminate between individual humans, are sensitive to human attentional states, and can even use human social cues to guide their decision-making. In the final section, drawing on comparative research from other domestic species, we identify promising directions for future work on human–chicken relationships. These include individual human discrimination/recognition, chickens’ responses to human emotional expressions and the potential for chickens to perceive humans as sources of positive affective experiences. We also discuss how this research holds broader theoretical value for understanding the nature and evolution of human–animal relationships, including the role of domestication in shaping animals’ socio-cognitive traits. While many questions remain, current evidence strongly indicates that chickens’ perception of humans is far more complex than traditionally assumed. Advancing our understanding in this area holds significant potential not only for improving animal welfare practices but also for enriching our broader comprehension of interspecies social cognition and the ethical dimensions of animal management.