Ethique-sociologie-philosophie

Brexit And Animal Welfare In A Globalized World – Analysis

Par 18 mars 2020 avril 28th, 2020 Pas de commentaire

Type de document : article du site Eurasia Review

Auteurs : Steven McCulloch

Extrait en français (traduction) : Le Brexit est un moment véritablement historique pour le Royaume-Uni, qui a d’énormes conséquences pour la société humaine et les non-humains. Les décisions prises par les principaux acteurs politiques au cours des négociations de Brexit façonneront la politique agricole et commerciale du Royaume-Uni, qui aura des répercussions sur des milliards d’animaux.  Globalement, le Royaume-Uni est confronté à deux choix. Il peut poursuivre sa trajectoire historique en tant que leader mondial en matière de bien-être animal. Libéré des entraves de l’UE, il peut poursuivre un programme de réformes radicales en faveur du bien-être des animaux qui fera des émules dans le monde entier. Ou bien, le Royaume-Uni peut abandonner sa trajectoire historique et déréglementer en ce qui concerne le bien-être des animaux et la sécurité alimentaire. […]

Le deuxième scénario, plus pessimiste, est basé sur la réalité politique et économique du Royaume-Uni après le Brexit dans le monde globalisé moderne. En quittant l’UE, le Royaume-Uni perd une influence considérable sur la réforme du bien-être animal sur le marché de l’UE-27, qui compte 440 millions d’habitants. La mondialisation a considérablement changé le monde depuis 1973, date à laquelle le Royaume-Uni a rejoint les Communautés européennes. Aujourd’hui, les États-Unis, l’UE et la Chine sont les trois principaux blocs commerciaux du monde. Le Royaume-Uni, bien qu’étant une économie et une force politique importantes, n’est pas assez grand pour faire cavalier seul dans le monde d’aujourd’hui. Toute idéologie de Brexiter en faveur d’une souveraineté totale est une illusion. Le Royaume-Uni doit en fin de compte poursuivre un alignement réglementaire substantiel avec l’UE ou s’aligner sur les États-Unis.

La plus grande menace directe que représente Brexit pour le bien-être des animaux est l’importation au Royaume-Uni de produits agroalimentaires à faible niveau de bien-être. Imaginons que le Royaume-Uni n’importe des États-Unis que 1 % du volume total de poulet. Cela représenterait environ 10 millions de volailles par an, élevées et abattues selon des normes de bien-être bien inférieures des États-Unis. Ce seul chiffre éclipserait les avantages que le Brexit représente, tels que la réforme de la politique agricole britannique, l’interdiction des exportations de poulets vivants ou l’interdiction de l’importation de produits à base de fourrure. Si le Brexit conduit à l’importation de produits agroalimentaires moins respectueux du bien-être des animaux, la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne sera nécessairement un échec cuisant pour le bien-être des animaux.

En outre, l’importation de produits à faible niveau de bien-être au Royaume-Uni aurait un effet dissuasif sur le bien-être des animaux. Les agriculteurs britanniques hésiteraient à améliorer le bien-être des animaux simplement pour être concurrencés par les agriculteurs américains qui opèrent à bien plus grande échelle avec des normes réglementaires moins strictes. L’importation de produits agroalimentaires américains entraînerait une course vers le bas en termes économiques. En termes moraux, cela signifierait une grande trahison de l’histoire du Royaume-Uni, des agriculteurs britanniques et des milliards d’animaux d’élevage sensibles.

Extrait en anglais (original) : Brexit is a genuinely historical juncture for the UK that has enormous consequences for human society and nonhumans alike. Decisions by key policy actors during Brexit negotiations will shape UK agricultural and trade policy, impacting billions of animals.  Broadly, the UK faces two choices. The UK can continue its historical trajectory as a global animal welfare leader. Free of EU shackles, it can pursue a radical reform agenda for animal welfare that is emulated around the world. Or, the UK can abandon its historical path and deregulate in animal welfare and food safety.

The second more pessimistic scenario is based on the post-Brexit political and economic reality of the UK in the modern globalized world. By leaving the EU, the UK loses substantial influence on animal welfare reform in the EU27 market of 440 million strong. Globalization has greatly changed the world since 1973 when the UK joined the European Communities. Today, the US, the EU and China are the world’s three dominant trading blocs. The UK, while a major economy and political force, is not large enough to go it alone in today’s world. Any Brexiter ideology of total sovereignty is an illusion. The UK ultimately must continue substantial regulatory alignment with the EU or fall into line with the US.

The greatest direct threat Brexit poses to animal welfare is the import of lower welfare agri-foods into the UK. Consider if the UK were to import from the US just 1 percent of the total volume of chicken. This would amount to around 10 million birds annually raised and slaughtered with far lower US welfare standards. This number alone would dwarf any benefits Brexit presents such as reforming UK agricultural policy, banning live exports or prohibiting the import of fur products. If Brexit leads to the import of lower welfare agri-foods, the UK’s decision to leave the EU will necessarily be a colossal net negative for animal welfare.

Furthermore, importing lower welfare products in the UK would have a chilling effect on animal welfare. British farmers would be reluctant to improve welfare simply to be undercut by US farmers operating on a far larger scale under lower regulatory standards. Importing US agri-foods would cause a race to the bottom in economic terms. In moral terms it would mean a great betrayal of UK history, British farmers and billions of sentient farmed animals.

Cet article se base sur un article publié dans Animals : Analysis of the Opportunities Brexit Presents for Animal Protection in the UK, EU, and Internationally      

Extrait du site d’Eurasia Review