Ethique-sociologie-philosophie

Paradox of addressing animal welfare while dehumanizing people

Par 12 juin 2020 juillet 7th, 2020 Pas de commentaire

Type de document : article du site Feedstuffs

Auteur : Candace Croney

Extrait en français (traduction) : Communiquer sur des valeurs communes pertinentes, un discours interne et des actions significatives peut contribuer grandement à démontrer l’engagement en faveur d’un bien-être unique.

À un moment où une pandémie mondiale menace la santé humaine et où une prise de conscience extraordinaire du public au sujet du racisme systémique alimente l’agitation sociale aux États-Unis et dans le monde entier, il semble un peu superflu de parler du bien-être des animaux. Néanmoins, alimenté en partie par les discussions publiques sur la rupture de la chaîne alimentaire, les infections COVID-19 ayant entraîné la fermeture temporaire d’usines de conditionnement aux États-Unis et nécessitant dans certains cas l’euthanasie massive d’animaux de ferme, le bien-être des animaux reste une grande priorité pour de nombreuses personnes.

La capacité à faire preuve de compassion envers les animaux, même en temps de crise, témoigne de la décence humaine et reflète les valeurs sociétales qui dictent que les animaux méritent toujours au moins un certain niveau de considération morale et de protection, même lorsqu’ils sont élevés pour l’alimentation. Il n’est pas surprenant que le bien-être des animaux soit devenu une considération essentielle pour parvenir à une production alimentaire durable et socialement responsable. Mais alors que notre processus de pensée collective évolue à juste titre vers une plus grande prise en compte des intérêts des animaux dans la chaîne alimentaire, une tendance inquiétante se dessine, qui consiste à négliger les personnes vulnérables au sein de ces systèmes qui méritent également d’être prises en considération.

Cela n’a jamais été aussi évident que dans la couverture médiatique actuelle de la pandémie. Une simple recherche sur Google avec les termes « animal welfare and COVID-19 » a donné le chiffre stupéfiant de 125 millions de résultats. Pourtant, en remplaçant « animal » par « travailleur agricole » ou « emballeur de viande », on obtient un nombre de résultats relativement dérisoire. Si la couverture médiatique façonne et reflète à la fois les intérêts du public, qu’en faisons-nous ? Nous préoccupons-nous davantage des animaux qui nous fournissent des produits alimentaires que des travailleurs qui les soignent et de ceux dont le travail assure la disponibilité des produits ?

Extrait en anglais (original) : Communicating about relevant shared values, internal discourse and meaningful action may go a long way toward demonstrating a commitment to one welfare.

At a point in time where a global pandemic is threatening human health and an extraordinary public awakening about systemic racism is fueling societal unrest in the U.S. and across the world, it feels a little tone deaf to be discussing animal welfare. Nonetheless, fueled in part by public discussions of the food chain breaking as COVID-19 infections caused temporary U.S. packing plant closures and necessitated mass euthanasia of farm animals in some instances, animal welfare remains a high priority for many people.

The ability to show compassion for animals even during times of crisis is a testament to human decency and a reflection of societal values that dictate that animals consistently deserve at least some level of moral consideration and protection, even when raised for food. Not surprisingly, animal welfare has become a core consideration in achieving sustainable, socially responsible food production. But as our collective thought process rightly evolves to be more inclusive of the interests of animals in the food chain, a disturbing pattern is emerging of overlooking vulnerable people within those systems who also deserve consideration.

Nowhere has this been more evident than in the current pandemic news coverage. A simple Google search using the terms, “animal welfare and COVID-19” returned a staggering 125 million results. Yet, substituting “farm worker” or “meatpacker” for “animals” returned a comparatively paltry number of results. If media coverage both shapes and reflects public interests, what do we make of this? Do we worry more about the animals that provide us food products than the workers who care for them and those whose labor ensures product availability?

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