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Parlement européen : Réponse écrite à la question E-004898/2020 : Développer l’abattage à la ferme par les abattoirs mobiles

Par 11 novembre 2020 novembre 23rd, 2020 Pas de commentaire

Type de document : réponse de la Commission européenne

Auteurs : question : Annika Bruna (ID). Réponse : Ms Kyriakides au nom de la Commission européenne.

Question en français (original) : En France, l’article 73 de la loi n o 2018-938 du 30 octobre 2018 (dite «EGalim») permet l’expérimentation des abattoirs mobiles afin de pratiquer un abattage à la ferme.

Ces abattoirs mobiles présentent de nombreux avantages:

  1. ils suppriment le transport des animaux, facteur de maltraitance (trajets longs, animaux entassés et parfois soumis aux fortes chaleurs);
  2. ils remplacent les abattoirs classiques qui ferment et donc s’éloignent de plus en plus des fermes, ce qui augmente encore le temps de transport des animaux…
  3. ils évitent les maltraitances constatées dans les abattoirs classiques, dont les abattages rituels sans étourdissement, l’éleveur étant d’ailleurs présent pour contrôler le bon déroulement de l’abattage à la ferme;
  4. contrairement aux abattoirs industriels, ils ne propagent pas les maladies (dont la COVID-19).
  5. Afin de favoriser cet abattage plus respectueux du bien-être animal, la Commission envisage-t-elle de financer des abattoirs mobiles?
  6. A-t-elle connaissance d’expérimentations dans d’autres États membres dont elle pourrait faire partager l’expérience?
  7. Peut-elle renforcer l’information du grand public, en appuyant par exemple les labels mis en place par les acteurs locaux?

Réponse en français (original) :

  1. La Commission est consciente de l’intérêt que présente l’utilisation d’abattoirs mobiles dans certains cas. Les abattoirs mobiles peuvent constituer une alternative aux abattoirs classiques dans un contexte national ou régional particulier. La Commission estime qu’un financement devrait être envisagé à ce niveau.
  2. La Commission n’a pas connaissance de projets pilotes qui seraient menés sur les abattoirs mobiles dans d’autres États membres, étant donné qu’il n’existe pas de collecte systématique de données à ce sujet. De telles informations pourraient être échangées dans le cadre de la plateforme de l’UE sur le bien-être animal créée par la Commission en 2017.
  3. Dans le cadre de la stratégie « De la ferme à la table », la Commission examinera les possibilités d’un étiquetage relatif au bien-être animal afin de mieux sensibiliser toute la filière alimentaire à sa valeur. À cette fin, la Commission lancera une étude au début de l’année 2021. Sur la base des résultats de cette étude, ainsi que d’autres sources, la Commission prendra, le cas échéant, des initiatives.
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Extrait du site du Parlement européen