Ethique-sociologie-philosophie

Mind the Gap: Animal Protection Law and Opinion of Sheep Farmers and Lay Citizens Regarding Animal Maltreatment in Sheep Farming in Southern Brazil

Par 26 juin 2021 juillet 14th, 2021 Pas de commentaire

Type de document : Article scientifique publié dans Animals

Auteurs : Vanessa Souza Soriano, Clive Julian Christie Phillips, Cesar Augusto Taconeli, Alessandra Akemi Hashimoto Fragoso, Carla Forte Maiolino Molento

Résumé en français (traduction) : Ecart entre la réglementation sur la protection des animaux et l’opinion des éleveurs de moutons et des citoyens non professionnels sur la maltraitance des animaux dans l’élevage de moutons dans le sud du Brésil.

Nous avons cherché à étudier les écarts entre la loi et les opinions des éleveurs de moutons et des citoyens en matière de maltraitance animale en discutant du risque de maltraitance des moutons dans les pratiques agricoles de routine dans le sud du Brésil. Nous avons recueilli l’avis de 56 éleveurs et de 209 citoyens sur des questions générales de maltraitance animale et sur des questions spécifiques de maltraitance des moutons dans les exploitations agricoles. Les principaux thèmes abordés par ces deux groupes concernant les éléments clés de la maltraitance animale étaient similaires : le fait de ne pas répondre aux besoins fondamentaux des animaux (27,0 % ; 96 des 355 citations totales) et l’agression ou la violence physique (23,9 % ; 85/355). Cependant, les citoyens (19,8% ; 60/303) étaient plus sensibles que les agriculteurs (9,6% ; 5/52) au stress, à la souffrance, à la peur, à la douleur ou aux procédures douloureuses des animaux (p < 0,05). Le point de vue des citoyens était plus proche des définitions des experts que celui des agriculteurs pour trois situations : maigreur, restriction des mouvements et caudectomie sans utilisation de produits anesthésiants (p < 0,05). Les citoyens (71,6 % ; 116/162) étaient plus nombreux que les éleveurs de moutons (49,0 % ; 24/49) à penser que la maltraitance des animaux se produit dans les élevages ovins (p < 0,05), mais près de la moitié des éleveurs reconnaissaient l’existence de mauvais traitements sur les moutons dans le cadre des pratiques de production habituelles. La plupart des citoyens (86,4% ; 140/162) et tous les agriculteurs (100,0% ; 0/51) ne connaissaient aucune loi brésilienne sur la protection des animaux. La plupart des citoyens (79 % ; 131/167) ont déclaré qu’ils n’achèteraient pas de produits provenant d’animaux exposés à des mauvais traitements. Nous suggérons que les procédures douloureuses constituent un risque majeur et une question prioritaire de maltraitance animale dans l’élevage ovin. Après des décennies d’application des lois sur la protection des animaux et la reconnaissance scientifique de la sensibilité animale et des exigences de bien-être, le niveau de dissonance cognitive et les contradictions pratiques observées dans nos résultats indiquent que des politiques d’atténuation sont nécessaires de toute urgence.

Résumé en anglais (original) : We aimed to study the gaps between the law and sheep farmer and citizen opinions regarding animal maltreatment by discussing the risk of sheep maltreatment in regular farming practices in Southern Brazil. We surveyed the perception of 56 farmers and 209 citizens regarding general animal and specific on-farm sheep maltreatment issues. The main themes from these two groups about the key components of animal maltreatment were similar: failing to provide for the basic animal needs (27.0%; 96 of 355 total quotes) and aggression or physical abuse (23.9%; 85/355). However, citizens (19.8%; 60/303) were more sensitive than farmers (9.6%; 5/52) to animal stress, suffering, fear, pain or painful procedures (p < 0.05). The perspective of citizens was closer than that of farmers to expert definitions for three situations: emaciation, movement restriction and tail docking without anesthetic use (p < 0.05). More citizens (71.6%; 116/162) than sheep farmers (49.0%; 24/49) believed that animal maltreatment occurs in sheep farming (p < 0.05), but nearly half of the farmers recognized sheep maltreatment within regular production practices. Most citizens (86.4%; 140/162) and all farmers (100.0%; 0/51) were unaware of any Brazilian animal protection law. Most citizens (79%; 131/167) stated that they would not purchase products from animals exposed to maltreatment. We suggest painful procedures as a major risk of animal maltreatment in sheep farming and a priority issue. With the many decades of animal protection laws and scientific recognition of animal sentience and welfare requirements, the level of cognitive dissonance and practical contradictions observed in our results indicate that mitigation policies are urgently needed.

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Extrait du site d’Animals