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An evaluation of the role of ‘biological evidence’ in zoo and aquarium enrichment practices

Par 1 février 2022 février 8th, 2022 Pas de commentaire

Type de document : Revue scientifique publiée dans Animal Welfare

Auteurs : J. Brereton, P. Rose

Résumé en français (traduction) : Évaluation du rôle des “preuves biologiques” dans les pratiques d’enrichissement des zoos et aquariums

Les approches fondées sur les preuves sont essentielles pour faire progresser tous les domaines des pratiques des zoos et des aquariums. Les résultats des études empiriques doivent être diffusés auprès des parties prenantes du secteur, afin qu’ils puissent soutenir les changements apportés à l’élevage et à la gestion des différentes espèces. Les informations sur les techniques d’enrichissement sont publiées dans différentes ressources, incluant des articles dans des revues à comité de lecture et dans la “littérature grise” (c’est-à-dire des publications professionnelles mais non évaluées par les pairs). Afin d’étudier comment les données fondées sur des preuves sont intégrées dans les pratiques d’enrichissement, nous avons échantillonné toutes les études sur l’enrichissement identifiées dans un référentiel en ligne d’articles évalués par les pairs et dans deux publications de la littérature grise sur une période de onze ans. Nous avons noté si l’enrichissement était étayé par des preuves biologiques (s’il a été développé à partir de recherches publiées sur l’enrichissement pour cette espèce et/ou à partir d’informations sur l’écologie et le comportement de l’espèce), tout en analysant le type d’enrichissement utilisé et l’espèce étudiée. Les articles sur l’enrichissement étaient plus susceptibles d’être étayés par des preuves biologiques dans la littérature évaluée par des pairs que dans la littérature grise. Des différences taxonomiques dans l’utilisation des données fondées sur des preuves ont été notées ; par exemple, l’enrichissement fourni aux carnivores et aux perroquets était plus susceptible d’être soutenu par des preuves biologiques que celui utilisé pour les pingouins. Parmi les cinq types d’enrichissement, l’enrichissement nutritionnel était le plus souvent fondé sur des preuves biologiques. Les types d’enrichissement multi-catégorie et physique étaient plus courants dans toutes les sources de littérature, tandis que l’enrichissement social était moins courant, ce qui suggère des obstacles à la mise en œuvre de tous les types d’enrichissement dans les installations zoologiques. Nos recherches suggèrent que les professionnels des zoos et des aquariums tiennent compte des besoins de bien-être spécifiques aux espèces en veillant à ce que les protocoles d’enrichissement soient étayés par des preuves biologiques. Cependant, nous avons identifié des possibilités de diversifier les types d’enrichissement proposés et des espèces nécessitant davantage de recherches.

Résumé en anglais (original) : Evidence-based approaches are key to advancing all areas of zoo and aquarium practice. Output from empirical study must be disseminated to those within the industry so that results can support changes to husbandry and management for individual species. Information on enrichment techniques is published in a range of sources, including papers in the peer-reviewed and ‘grey literature’ (ie professional but non-reviewed publications). To investigate how evidence is implemented into enrichment practices, we sampled all enrichment studies identified in one online repository of peer-reviewed papers and two grey literature publications across an elevenyear period. We recorded whether the enrichment was supported with biological evidence (whether it was developed using published enrichment-focused research for that species and/or with the species’ ecology and behaviour information) alongside analysis of the type of enrichment used and the chosen study species. Enrichment articles were more likely to be supported by biological evidence in peer-reviewed than grey literature. Taxonomic differences in the use of evidence were noted; for example, enrichment provided to carnivores and parrots was more likely to be supported with biological evidence compared to that used for penguins. Of the five enrichment types, nutritional enrichment was most often based on biological evidence. Multi-category and physical enrichment types were more common across all literature sources whereas social enrichment was less common, suggesting barriers to implementation of all enrichment types in zoological facilities. Our research suggests that zoo and aquarium professionals are considering species-specific welfare needs by ensuring that enrichment protocols are supported by biological evidence. However, opportunities to diversify the enrichment types being offered and species being researched are identified.

Extrait du site d’Animal Welfare