Type de document : article publié par ASC
Auteur : ASC International
Extrait en français (traduction) : L’ASC lance un projet visant à combler le fossé entre la recherche scientifique et la pratique en matière de bien-être des crevettes
Un nouveau projet sur l’abattage responsable des crevettes va réunir la science et l’industrie afin de développer des approches concrètes visant à améliorer le bien-être des crevettes lors de l’abattage. L’Aquaculture Stewardship Council (ASC) lance un nouveau projet de recherche appliquée visant à renforcer les données scientifiques et les outils pratiques disponibles pour améliorer le bien-être des crevettes d’élevage lors de l’abattage. Le projet « Responsible Shrimp Slaughter » de l’ASC, soutenu par Coefficient Giving, réunira la recherche scientifique, l’expérience des producteurs et l’expertise plus large du secteur afin de combler les lacunes critiques en matière de données et de traduire les connaissances émergentes en approches applicables dans les conditions de l’élevage commercial. Ce projet s’appuie sur des discussions antérieures concernant un projet de coalition pour un abattage responsable des crevettes. Bien que cette coalition n’ait jamais été officiellement créée, le besoin qu’elle avait identifié – à savoir une recherche coordonnée et des conseils pratiques pour le secteur de la crevette – n’en est devenu que plus pertinent. En adoptant une approche plus large et plus appliquée, l’ASC consolidera les connaissances scientifiques existantes, coordonnera des recherches ciblées et des essais sur le terrain, et traduira les résultats en outils que les producteurs pourront utiliser dans un contexte commercial.
Des données scientifiques aux conseils pratiques
Le projet vise à développer :
– des paramètres validés pour un étourdissement et un abattage efficaces ;
– des indicateurs vérifiables pouvant être utilisés dans les élevages pour évaluer l’efficacité des méthodes d’étourdissement et d’abattage ;
– des conseils pour soutenir l’élaboration de procédures opérationnelles standardisées en matière d’abattage responsable des crevettes.
Cette initiative intervient à un moment où le bien-être des crevettes fait l’objet d’une attention croissante tout au long de la chaîne d’approvisionnement des produits de la mer, notamment en raison d’une surveillance accrue de la part des organisations de défense du bien-être animal et des groupes militants à travers l’Europe. L’ASC impliquera les producteurs, les détaillants, les transformateurs, les universités et d’autres parties prenantes concernées tout au long du projet, contribuant ainsi à garantir que la recherche et les solutions potentielles reflètent les différentes réalités de la production et de la chaîne d’approvisionnement.
Maria Filipa Castanheira, responsable des normes ASC – Santé et bien-être, a déclaré : « La recherche nous permet de mieux comprendre ce qui peut constituer un étourdissement et un abattage efficaces, mais il existe un écart crucial entre démontrer qu’une approche peut fonctionner en laboratoire et comprendre comment elle peut être appliquée, contrôlée et vérifiée de manière fiable dans des conditions commerciales. Ce projet vise à combler cet écart. En combinant la recherche scientifique indépendante et les travaux de terrain avec l’expérience pratique des producteurs et de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, nous souhaitons constituer une base de données factuelles plus solide et développer des outils que les producteurs pourront réellement utiliser. »
S’appuyer sur une base de données factuelles en expansion
Les recherches menées par l’université de Stirling contribuent à la compréhension scientifique du bien-être des crevettes lors de l’abattage, notamment grâce à des travaux en laboratoire portant sur l’étourdissement électrique et les méthodes d’évaluation de l’insensibilité. Bien qu’elles fournissent des données précieuses, des travaux supplémentaires sont nécessaires pour comprendre comment ces approches peuvent être mises en œuvre et vérifiées dans les conditions d’élevage commercial.
Une récente revue systématique (article pré-publié dans EcoEvo Rxiv) menée par des chercheurs de Normandie Université, de l’Université de Rennes et de Bankiva a également mis en évidence d’importantes lacunes dans les données. Après avoir examiné trois décennies de littérature scientifique, les auteurs n’ont identifié qu’une poignée d’études expérimentales primaires portant spécifiquement sur P. vannamei et ont conclu que les données actuelles ne sont pas encore suffisantes pour déterminer si les méthodes existantes d’étourdissement et d’abattage peuvent être considérées comme sans cruauté. Maria Filipa a ajouté : « Aucune étude ne répondra à elle seule à toutes les questions, et les solutions doivent refléter les réalités de la production de crevettes à travers le monde. En associant différents acteurs du secteur à ces travaux, nous avons l’opportunité de forger un consensus scientifique plus large et de fournir aux producteurs des recommandations plus claires, fondées sur des données probantes, qu’ils pourront mettre en pratique. » Ce projet s’inscrit dans l’engagement plus large de l’ASC à renforcer la santé et le bien-être des animaux en aquaculture grâce à des exigences fondées sur la science et à une amélioration continue.
Extrait en anglais (original) : New Responsible Shrimp Slaughter Project will bring science and industry together to develop practical approaches for improving shrimp welfare at slaughter
Aquaculture Stewardship Council (ASC) is launching a new applied research project to strengthen the scientific evidence and practical tools available to improve the welfare of farmed shrimp at slaughter.
The ASC Responsible Shrimp Slaughter Project, supported by Coefficient Giving, will bring together scientific research, producer experience and wider industry expertise to address critical evidence gaps and translate emerging knowledge into approaches that can work under commercial farming conditions. The project builds on earlier discussions around a proposed Responsible Shrimp Slaughter Coalition. While the coalition was never formally established, the need it identified – coordinated research and practical guidance for the shrimp sector – has only become more relevant. Taking a broader and more applied approach, ASC will consolidate existing scientific knowledge, coordinate targeted research and field trials, and translate the findings into tools producers can use in commercial settings.
From evidence to practical guidance
The project aims to develop:
-validated parameters for effective stunning and slaughter;
-verifiable indicators that can be used on farms to assess whether stunning and slaughter methods are effective; and
-guidance to support the development of Standard Operating Procedures for responsible shrimp slaughter.
The initiative comes at a time of growing attention to shrimp welfare across the seafood supply chain, including increased scrutiny from animal welfare organisations and campaign groups across Europe.
ASC will engage producers, retailers, processors, academia and other relevant stakeholders throughout the project, helping ensure that research and potential solutions reflect different production and supply chain realities.
Maria Filipa Castanheira, ASC Standards Manager – Health and Welfare, said, “Research is giving us a much stronger understanding of what may constitute effective stunning and slaughter, but there is a critical step between demonstrating that an approach can work in a laboratory and understanding how it can be applied, monitored and verified reliably under commercial conditions.
“This project is about bridging that gap. By combining independent science and field research with the practical experience of producers and the wider supply chain, we want to build a stronger evidence base and develop tools that producers can actually use.”
Building on a growing evidence base
Research from the University of Stirling is contributing to scientific understanding of shrimp welfare at slaughter, including laboratory-based work examining electrical stunning and methods for assessing insensibility. While providing valuable evidence, further work is needed to understand how approaches can be applied and verified under commercial farm conditions.
A recent systematic review by researchers (preprint in EcoEvo Rxiv) at Normandie Université, Université Rennes and Bankiva also highlighted significant evidence gaps. Examining three decades of scientific literature, the authors identified only a handful of primary experimental studies specifically addressing P. vannamei and concluded that the current evidence is not yet sufficient to determine whether existing stunning and slaughter methods can be considered humane.
Maria Filipa added, “No single study will answer every question, and solutions need to reflect the realities of shrimp production around the world. By bringing different parts of the sector into this work, we have an opportunity to build greater scientific consensus and give producers clearer, evidence-based guidance they can apply in practice.”
The project reflects ASC’s broader commitment to strengthening animal health and welfare within aquaculture through science-based requirements and continuous improvement.



