Ethique-sociologie-philosophieTravail des animaux

Attitudes of the Equestrian Public towards Equine End-of-Life Decisions

Par 14 juin 2021 août 27th, 2021 Pas de commentaire

Type de document : Article scientifique publié dans publié dans Animals

Auteurs : Catherine Bell, Suzanne Rogers

Résumé en français (traduction) : Attitudes des cavaliers en termes de décisions de fin de vie des chevaux

L’une des principales préoccupations en matière de bien-être de la population équine au Royaume-Uni a été identifiée comme étant la mort tardive, entraînant une souffrance prolongée des chevaux. Les raisons pour lesquelles certains propriétaires de chevaux ne font pas euthanasier leurs chevaux sont le coût financier, l’attachement émotionnel, la pression des pairs, les attitudes négatives envers la mise à mort et la mauvaise reconnaissance des indicateurs comportementaux de la douleur et du stress équins. Le cadre des cinq libertés du bien-être a été utilisé pour construire une enquête de type Likert afin d’étudier les facteurs sous-jacents aux attitudes des propriétaires de chevaux vis-à-vis des mesures de bien-être dans une décision de fin de vie. Les participants ont été invités à répondre à des scénarios hypothétiques de bien-être et à donner des détails sur les chevaux qu’ils avaient euthanasiés. L’enquête a été menée principalement via des groupes Facebook équestres et a obtenu 160 réponses de participants. La fiabilité de l’échelle était acceptable, avec un coefficient de Cronbach α=0,89. L’analyse en composantes principales a été utilisée pour classer les scénarios hypothétiques selon sept facteurs représentant 62,2 % de la variance. Les quatre premiers facteurs ont pu être classés dans les catégories suivantes : ” Gestion fondée sur l’éthique “, ” Gestion traditionnelle des chevaux “, ” Enjeux émotionnels ” et ” Enjeux physiques “. Les participants étaient plus susceptibles d’envisager l’euthanasie pour des problèmes physiques que pour des problèmes liés à l’état affectif et/ou à l’éthologie, bien qu’il ne soit pas clair si cela était dû à un mépris des problèmes de bien-être liés à la santé mentale ou à une incapacité à les reconnaître comme tels. Un grand nombre de réponses indique que le scénario n’a aucune incidence sur l’euthanasie d’un cheval, ce qui suggère à nouveau un manque de reconnaissance des questions de bien-être et de leurs implications. Lorsqu’on leur a demandé d’indiquer les raisons pour lesquelles ils euthanasiaient leurs chevaux, les participants ont cité presque exclusivement des raisons physiques, à l’exception de ceux qui ont cité un comportement dangereux. Seul un petit nombre de réponses incluait également la prise en compte de facteurs affectifs et/ou éthologiques, ce qui suggère que les questions de bien-être concernant l’état affectif et/ou le comportement risquent d’être omises des décisions de fin de vie.

Résumé en anglais (original) : A key welfare concern for the equine population in the U.K. has been identified as delayed death, leading to prolonged suffering of horses. Reasons why some horse owners fail to have their horses euthanised include financial cost, emotional attachment, peer pressure, negative attitudes towards killing and poor recognition of behavioural indicators of equine pain and stress. The Five Freedoms framework of welfare was used to build a Likert-style survey to investigate the factors underlying attitudes of horse owners towards welfare measures in an end-of-life decision. Participants were asked to respond to hypothetical welfare scenarios and to give details of any horses they had had euthanised. The survey was conducted predominantly via equestrian Facebook groups and obtained 160 participant responses. Reliability of the scale was acceptable, with Cronbach’s α=0.89. Principal Component Analysis was used to load the hypothetical scenarios onto seven factors containing 62.2% of the variance. The first four factors could be categorized according to “Ethology-informed Management”, “Traditional Horse Management”, “Emotional Issues” and “Physical Issues”. Participants were more likely to consider euthanasia for physical issues, compared with issues relating to affective state and/or ethology, although it was not clear whether this was due to disregard for welfare issues relating to mental health or failure to recognise them as such. A large number of responses stated that the scenario had no bearing on whether a horse should be euthanised, again suggesting a lack of recognition of welfare issues and their implications. When asked to state their reasons for euthanising their horses, participants cited almost exclusively physical reasons, with the exception of those citing dangerous behaviour. Only a small number of responses also included consideration of affective and/or ethological factors, suggesting that welfare issues concerning affective state and/or behaviour are at risk of omission from end-of-life decisions.

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Extrait du site d’Animals